La Confession – 2nde Partie

La Confession trouve sa source dans la bible:
Jean 20:22-23Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Elle est l’un des sept sacrements de l’Église Catholique. Elle est aussi appelée la Réconciliation. Pourquoi? Lorsque nous péchons, nous nous coupons de Dieu, nous cessons également de recevoir ses grâces. C’est pourquoi la Confession, avec la Communion, sont les sacrements essentiels à la vie spirituelle d’un catholique qui nous permettent de rester liés à Dieu.

Pour faire une bonne confession, il faut 3 choses:

1 – La Contrition

Un cœur véritablement contri, un sincère regret d’avoir commis ces péchés. La contrition peut être parfaite ou imparfaite mais toujours exprimée à haute voix. On peut réciter l’acte de contrition ou toute autre formule de son choix exprimant la contrition.

2 – La Confession

Une confession honnête et entière, incluant absolument tous les péchés mortels commis depuis la dernière confession (dont on se souvient), et éventuellement les péchés véniels.

Pour les péchés mortels, le pénitent doit obligatoirement spécifier la nature, la gravité et la fréquence. Pour les péchés véniels, vous pouvez simplement faire une mention générale, sans plus de détails. Certains prêtres n’aiment pas que l’on confesse les péchés véniels. Ils trouvent que c’est une perte de temps mais il est recommandé de les confesser également. Juste rester succinct.

3 – La satisfaction

Une complétion de sa pénitence sacramentelle et morale et un véritable désir de ne pas commettre ces péchés à l’avenir.

Ainsi donc, une réelle et honnête confession est un changement dans la vie du fidèle. C’est un véritable exercice d’humilité. S’humilier devant Dieu. Si vous omettez intentionnellement la mention d’un péché mortel, vous rendez votre confession invalide. De ce fait, toute communion reçue par la suite est automatiquement considérée sacrilège.

Pour ceux qui redoutent la Confession, préparez-vous bien. Il ne s’agit pas de donner tous les détails des péchés. Le prêtre a simplement besoin de connaître la nature du péché, sa gravité et sa fréquence. Par exemple: « j’ai désobéi une fois à ma mère en ne rangeant pas ma chambre » ne va peut-être pas être considéré de la même manière que « j’ai volé 3 fois dans le sac de ma mère pour un total de 100€ ».

Ainsi en étant précis dans la description du péché, le prêtre peut mieux en estimer la gravité et donner une pénitence adéquate. Notez qu’il y a toujours une pénitence à faire. S’il le prêtre n’en donne pas, il faut la demander. Il faut bien écouter les conseils pastoraux du prêtre et la pénitence donnée à la fin de la confession. Cela peut être plein de choses différentes: 3 Ave, 5 Notre Père, une dizaine, un jour de jeûne, lecture des Saintes Écritures, une combinaison de plusieurs choses, etc.

Notez aussi que si le péché a entraîné des pertes matérielles à autrui ou fait des victimes, le prêtre peut demander restitution pour les victimes. C’est une obligation morale qui découle directement de la Loi Divine et va de pair avec la pénitence.

Les péchés à confesser absolument!

Voici une liste des péchés qu’il faut confesser au plus tôt.

Quelques conseils

L’Église nous oblige à nous confesser une fois par an. Typiquement dans la période de Pâques puisque c’est là que nous sommes obligés de recevoir au moins une fois la communion (jusqu’à la Trinité) mais pas forcément. Cependant, il est conseillé de se confesser mensuellement, d’abord parce que c’est notre premier soutien spirituel, ensuite parce que ça évite d’en oublier. Nous devons faire un examen de conscience rapide 2 fois par jour (mi-journée et soir) et noter nos manquements s’il y a lieu. C’est plus simple d’y aller chaque mois et de rester en état de grâce que d’attendre un an et de risquer de faire des communions sacrilèges durant l’année.

Il est fortement déconseillé de dire qu’elle a été la pénitence reçue à autrui. Il ne faut pas induire nos frères en erreur. Les circonstances de chacun sont particulières.

Si vous n’avez pas été en confession depuis longtemps, 10, 20 ans, voir plus, cessez de communier, faites un examen de conscience complet et allez-y! Vous verrez, vous ne le regretterez pas. Vous aurez l’âme et le cœur allégés. Si vous avez peur de vous accaparer le confessional, prenez rendez-vous avec un prêtre. Il sera ravi de vous recevoir. Carême est la période parfaite pour le faire.

Tout le monde a besoin de la confession!

Tout le monde pèche!

Si vous n’avez pas de péchés mortels à confesser, allez confesser vos péchés veniels, gourmandise, disputes, etc. Certains prêtres disent que ce n’est pas nécessaire, ça l’est. Ça reste des péchés. Si vous ne les confessez pas, vous devrez les payer par du temps au purgatoire. Le but est quand même de rejoindre Notre Seigneur le plus rapidement possible!

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