La Confession

Qu’est-ce c’est ça?

La Confession, après le Baptême qui est le 1er sacrement reçu pour entrer dans l’Église du Christ et avoir accès à tous les autres sacrements, est probablement le sacrement le plus important dans la vie spirituelle d’un chrétien. Il est reçu pour la 1ère fois, après une période de préparation, juste avant la 1ère communion, puis chaque année au moins une fois pendant toute la vie du catholique.

À quoi ça sert?

La Confession, aussi appelé le sacrement de Réconciliation ou de Pénitence, sert à rétablir sa relation personnelle avec Dieu et l’accès aux sacrements, notamment celui de la communion, à soutenir le chrétien dans sa vie spirituelle, à combattre l’influence du démon, de la chair et du monde. Elle sert à apprendre la responsabilité de ses actes, à abaisser son orgeuil et augmenter son humilité. Le pénitent peut ainsi par certains actes entamer un processus de guérison spirituelle, rétablir sa paix intérieure et augmenter sa fortitude face aux adversités et aux tentations pour, au final, grandir en sainteté.

Notez bien que la confession n’est pas une protection contre les conséquences de nos péchés. Les péchés graves qui réclament justice, doivent être réparés au meilleur de nos possibilités, parfois au travers de la justice humaine. Le pénitent se doit d’y faire face, cette obligation morale découlant directement de la Loi Divine. Il y a donc également, en plus de l’examen de conscience en amont, tout un travail à faire sur soi-même en aval, en dehors du sacrement de la Réconciliation.

Dois-je me confesser?

Oui, obligatoirement une fois par an ou dès que l’on commet un péché mortel. Ne jamais se confesser constitue un péché mortel en soi (dans des circonstances normales). Le but de la confession est de rétablir son lien avec Dieu et de revenir en état de grâce. Beaucoup de catholiques aujourd’hui se disent qu’ils n’ont pas besoin de la confession. Comment Dieu, si miséricordieux pourrait-il envoyer des âmes au purgatoire, voir, pire, en enfer, alors que l’on ne fait rien de « mal »? On ne tue pas, on ne vole pas, on ne fait pas de mal aux autres. Peut-être que c’est vrai mais on oublie qu’à côté de ça on néglige la prière, on ne va pas à la messe, on fornique, on s’invente ses propres doctrines, etc.

L’erreur est de croire que Dieu pense comme l’homme. Dieu est à un niveau de réflexion tellement avancé et plus haut que celle du plus intelligent des hommes. Nos lois humaines sont imparfaites. Il y a des actions légales complètement amorales voir gravement offenssantes envers Dieu. Ça va des taxes excessives à l’avortement. C’est pourquoi il ne faut pas regarder son âme par le prisme de la loi humaine.

Dieu nous à donner les codes. Dieu nous a dit ce qu’Il attendait de nous. La question est de savoir sommes-nous à la hauteur de ses attentes. Eh bien non. C’est pourquoi Il a envoyé Son Fils pour laver nos péchés. Oui, nous devons nous confesser. Ce serait bête de s’en priver.

Quand se confesser?

L’Église nous oblige à nous confesser au moins une fois par an sous peine de tomber dans le péché mortel. Nous devons nous confesser le plus tôt possible lorsque l’on commet un péché mortel. On entend souvent les catholiques dire, « je n’ai pas besoin de me confesser, je suis une bonne personne ». Ces personnes ont tout faux, malheureusement. On ne va pas au paradis parce que l’on est une bonne personne mais parce que l’on aime Dieu, désire être avec Lui et qu’on le démontre par nos actions en faisant des efforts pour développer nos vertus, telles que la foi, l’espérance, la charité, l’humilité, l’obéissance, la chasteté et la modestie, pour ne citer qu’elles.

En terme d’horaires, dans les paroisses Vetus Ordo, il y a généralement au moins un abbé qui va se placer dans le confessionnal 20 à 30 minutes avant le début de la messe, jusqu’à la fin de la communion et ce pour toutes les messes offertes. Dans les paroisses Novus Ordo, en Occident, en tout cas, la fréquentation du confessional étant moindre et les prêtres s’occupant souvent de 2, 3 paroisses voir plus, il y a souvent un horaire fixe chaque semaine durant lequel le prêtre recevra les confessions, souvent pendant l’heure d’adoration. C’est à vérifier sur le site de votre paroisse ou avec le prêtre.

Où se confesser?

Dans les deux rites (Novus et Vetus), la pratique « normale » est d’entrer directement dans un confessional dont la lumière est allumée, ce qui signifie qu’un prêtre y est présent. Si la lumière côté fidèle est allumée, porte fermée, attendre son tour. Le plus souvent le confessional est placé dans le fond de l’église, du côté de l’entrée principale. En général, il y en un ou deux. Dans les cathédrales et autres basiliques, souvent bien plus grandes, on en trouve plus, quatre ou six, et souvent, à cause du tourisme, les prêtres peuvent recevoir les confessions dans diverses langues. si c’est le cas, les langues disponibles sont inscrites sur ou près de la porte.

Cependant, une confession peut être reçue dans n’importe quel endroit où l’on est sûr que la confession ne sera entendue que du prêtre. Ainsi, pendant les pélérinages, on peut voir dans les champs ou les bois, les prêtres qui reçoivent les confessions, un peu à l’écart de la route. C’est tout à fait acceptable. Pour la petite histoire, Saint Damien de Molokai, vivant sur une île de lépreux, se confessait en criant en français ou en latin au prêtre qui refusait de débarquer du bateau qui apportait les provisions. Vu que personne aux alentours ne comprenait ces langues, sa confession était parfaitement valide.

Qu’est-ce que le prêtre a le droit ou non de faire?

Le prêtre a le droit de poser des questions pour clarifier certains détails si un péché n’est pas clairement défini par le pénitent, donner des conseils pastoraux, etc. Un bon confesseur, s’il y a doute, posera des questions afin de s’assurer que tous les péchés mortels ont été confessés et de bien les évaluer.

En revanche, le prêtre ne peut en aucun cas révéler de quelque manière que ce soit, directement ou indirectement, ce qui a été confessé par le pénitent sous peine d’excommunication automatique. Il ne peut pas non plus utiliser ces connaissances de quelque manière que ce soit. Il ne peut imposer des conditions à l’absolution. Celle-ci dépend uniquement de la contrition, de la sincérité de la confession et de l’intention véritable de ne plus recommencer. Il ne peut la refuser pour des motifs injustes. Le prêtre ne peut pas non plus de lui-même amener dans une conversation quelconque, hors confessional, une confession d’un pénitent, même s’ils ne sont que deux dans la pièce, à moins que le pénitent initie clairement lui-même la conversation sur ce sujet. Pour le prêtre, ce qui se dit dans le confessional reste dans celui-ci et ce pour l’éternité.

Qu’est-ce que le pénitent a le droit ou non de faire?

Le pénitent peut poser des questions succinctes sur sa pénitence ou des précisions sur les conseils pastoraux du prêtre. Cependant, cela ne doit pas se transformer en session de thérapie. Le pénitent ne peut pas confesser les péchés des autres. La confession doit être centrée sur ce que le pénitent lui-même a fait de mal. Il est de bon ton de rester clair et concis dans l’énumération de ses péchés. Un catholique pratiquant qui se confesse régulièrement (au moins une fois par mois) aura une confession rapide de 3-5 minutes au maximum.

Si le pénitent revient à la pratique sérieuse de la foi et ne s’est pas confessé depuis des années et a beaucoup de choses à dire, il est plus pertinent de prendre rendez-vous avec un prêtre qui prendra le temps d’entendre votre confession, plutôt que de se mettre en ligne un dimanche où 20 personnes ou plus veulent se confesser et de prendre tout le temps imparti pour vous. Ça fait aussi partie de la charité envers les autres.

Pour que la confession soit valide, le pénitent doit dire tous ses péchés mortels à voix haute. Garder un péché mortel connu dans son coeur rend la confession invalide, même si le prêtre donne l’absolution. Le pénitent sera obligé de refaire une confession de tous ces péchés et y rajouter les 2 péchés en plus, celui qui a été omis et le fait d’avoir omis ce péché.

⚠️ ATTENTION ⚠️ Si vous êtes en état de péché mortel et recevez la communion, cela s’appelle une communion sacrilège où vous commettez un autre péché mortel.

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