Prière à l’Esprit Saint du cardinal Verdier
Ô Esprit Saint, amour du Père et du Fils, inspire-moi toujours ce que je dois penser, ce que je dois croire, comment je dois prier, ce que je dois dire, comment je dois le dire, ce que je dois taire, ce que je dois écrire, ce que je dois faire, comment je dois agir pour procurer ta gloire, œuvrer au salut des hommes et à ma propre sanctification. Amen.
Prière au Saint-Esprit du cardinal Mercier
Ô Esprit-Saint, âme de mon âme, je vous adore ! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi vos ordres. Je vous promets de me soumettre à tout ce que vous désirez de moi et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive. Faites-moi seulement connaître votre volonté. Amen.
Les « Prières à l’Esprit Saint selon les Lettres des Apôtres » du Père Lucien Deiss
Esprit Saint, Tu marques nos cœurs de ton sceau, nous Te prions : pour le jour de la rédemption, mets en nous le Signe du Christ. Esprit de Jésus, là où tu règnes, là, triomphe la liberté, nous te prions : conduis-nous vers la pleine vérité, et que ta vérité nous rende libres. Esprit Saint, Tu unis l’Église dans le lien de la paix, nous Te prions : mets fin aux déchirures du Corps du Christ, rassemble-nous en ton amour. Esprit de Dieu, Esprit de gloire, Tu reposes sur ceux qui sont outragés pour le nom du Christ Jésus, nous Te prions : comble de ta force et de ta paix ceux qui souffrent persécution pour le Royaume. Esprit de vérité, que le Père nous envoie au nom de son Fils, nous Te prions : remets en notre mémoire les paroles de Jésus et garde-les en notre cœur. Amen.

Stabat Mater Dolorosa – Jacopone da Todi (1228-1306)
Stabat Mater dolorosa / Juxta crucem lacrimosa / dum pendebat Filius.
Cuius animam gementem, / contristatam et dolentem, / pertransivit gladius.
O quam tristis et afflicta / fuit illa benedicta / Mater Unigeniti.
Quæ mœrebat et dolebat, / Pia Mater cum videbat / Nati pœnas incliti.
Quis est homo qui non fleret, / Matrem Christi si videret / in tanto supplicio ?
Quis non posset contristari, / Christi Matrem contemplari / dolentem cum Filio ?
Pro peccatis suæ gentis / vidit Iesum in tormentis / et flagellis subditum.
Vidit suum dulcem natum / morientem desolatum, / dum emisit spiritum.
Eia Mater, fons amoris, / me sentire vim doloris / fac, ut tecum lugeam.
Fac ut ardeat cor meum / in amando Christum Deum, / ut sibi complaceam.
Sancta Mater, istud agas, / Crucifixi fige plagas / cordi meo valide.
Tui nati vulnerati, / tam dignati pro me pati, / pœnas mecum divide.
Fac me tecum pie flere, / Crucifixo condolere, / donec ego vixero.
Iuxta crucem tecum stare, / et me tibi sociare / in planctu desidero.
Virgo virginum præclara, / mihi iam non sis amara : / fac me tecum plangere.
Fac ut portem Christi mortem, / passionis fac consortem, / et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari, / fac me cruce inebriari, / et cruore Filii.
Flammis ne urar succensus / per te Virgo, sim defensus / in die judicii
Christe, cum sit hinc exire, / da per Matrem me venire / ad palmam victoriae.
Quando corpus morietur, / fac ut animæ donetur / Paradisi gloria.
Amen.
Le « Stabat Mater dolorosa » en français
Debout, la Mère douloureuse près de la croix était en larmes devant son Fils suspendu.
Dans son âme qui gémissait, toute brisée, endolorie, le glaive était enfoncé.
Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique !
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté !
Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ douloureuse avec son Fils ?
Pour les péchés de tout son peuple elle le vit dans ses tourments, subissant les coups de fouet.
Elle vit son enfant très cher mourir dans la désolation alors qu’il rendait l’esprit.
Daigne, ô Mère, source d’amour, me faire éprouver tes souffrances pour que je pleure avec toi.
Fais qu’en mon coeur brûle un grand feu pour mieux aimer le Christ mon Dieu et que je puisse lui plaire.
Ô sainte Mère, daigne donc graver les plaies du Crucifié profondément dans mon coeur.
Ton enfant n’était que blessures, lui qui daigna souffrir pour moi; donne-moi part à ses peines.
Qu’en bon fils je pleure avec toi, qu’avec le Christ en croix je souffre, chacun des jours de ma vie !
Etre avec toi près de la croix et ne faire qu’un avec toi, c’est le voeu de ma douleur.
Vierge bénie entre les vierges, pour moi ne sois pas trop sévère et fais que je souffre avec toi.
Que je porte la mort du Christ, qu’à sa Passion je sois uni que je médite ses plaies !
Que de ses plaies je sois blessé, que je m’enivre de la croix et du sang de ton Enfant !
Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense, Vierge Marie, au grand jour du jugement.
Christ, quand je partirai d’ici, fais que j’obtienne par ta Mère la palme de la victoire.
Au moment où mon corps mourra, fais qu’à mon âme soit donnée la gloire du Paradis.
Ainsi soit-il.







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