Comment communier

Avec la Confession, la Communion est le sacrement le plus important dans la vie d’un catholique. La Sainte Eucharistie est une des raisons, sinon, la raison principale pour laquelle on choisit d’être catholique. Chaque particule du pain ou de l’hostie consacrée est la totalité du Corps, du Sang, de la Divinité et de l’Âme de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est ce que l’on appelle la Transubtantiation. Il en est de même pour chaque goutte de vin consacré.

À chaque communion, nous recevons donc le Corps, le Sang, la Divinité et l’Âme de Notre Seigneur, même si nous ne recevons que sous la forme du pain. Nous avons donc l’obligation, si nous avons la foi, de recevoir la communion avec le plus grand respect pour Notre Seigneur, à ne pas émietter partout, etc. Elle doit être consommée immédiatement devant le prêtre.

Dans le Novus Ordo

Lors de la Grand Messe, les enfants de choeur vont remonter l’allée centrale. Après un temps de préparation, les fidèles vont un à un venir se placer dans la file derrière eux lorsqu’ils se sentent prêt à recevoir la communion. Une fois arrivé devant le prêtre, le fidèle va marquer son respect est adoration à Dieu en faisant une génuflexion ou une inclinaison profonde. Ensuite, il y a également 2 options. Le fidèle va placer sa main gauche au-dessus de sa main droite pour former une sorte de réceptacle ou il peut également ouvrir sa bouche et présenter sa langue en formant un plateau sur lequel le prêtre déposera l’hostie. (Notez que recevoir sur la langue est hygiénique car seule l’hostie touche le fidèle). Le prêtre va présenter l’hostie consacrée, qui est en cet instant est le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur Jésus Christ. Il va dire « le Corps du Christ » et déposer l’hostie dans les mains ou sur la langue du fidèle qui répondra « Amen » avant de consommer devant le prêtre, puis retournera à sa place. Le prêtre est souvent aider de laïcs pour distribuer la communion.

Dans le Vetus Ordo

Dans les églises traditionnelles, les bancs de communion existent toujours. Il s’agit d’un long rail qui s’étend tout le long du sanctuaire, séparation nette entre la partie publique, la nef et la partie sacrée de l’Église, où Dieu réside. Après avoir réciter le confiteor et le non sum dignum, les fidèles s’avancent et s’agenouillent le long de la rampe. Le prêtre va passer de fidèle en fidèle pour donner la communion exclusivement sur la langue en disant « Corpus Dómini nostri Jesu Christi custódiat ánimam tuam in vitam ætérnam. Amen. » ce qui signifie « Que le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. Amen. » puis dépose l’hostie consacrée sur la langue du fidèle. Le fidèle ne dit rien. Il peut prendre 10 secondes pour se receuillir puis retourne à sa place.

À FAIRE

  • être en état de grâce (Can. 914, 915)
  • avoir respecté le jeûne eucharistique, maintenant fixé à 1 heure sans manger avant la communion, avant c’était 3 heures. (Can. 919)
  • se préparer à recevoir, se focaliser sur ce Saint Mystère
  • ne pas bavarder
  • ne pas rire ou interagir ostensiblement (tirer la langue, poking, etc.) avec les autres afin de leurs permettre de se recueillir aussi, sauf urgence biensûr
  • idéalement, s’agenouiller
  • idéalement, recevoir sur la langue (obligatoire si on reçoit la communion sous les 2 espèces par intinction, c’est-à-dire si le prêtre ou l’officiant trempe l’hostie dans le vin avant de la donner, voir Redemptionis Sacramentum §§103-104; PGMR 287)
  • consommer immédiatement
  • mâcher l’hostie avec respect, bouche fermée, pas comme un chewing-gum ou un sandwich
  • prier juste après pour remercier Notre Seigneur

À NE PAS FAIRE

  • prendre directement l’hostie des mains du prêtre ou du ciboire. On reçoit la communion du prêtre, on ne la prend pas. Il faut s’humilier devant Dieu.
  • garder l’hostie dans la main
  • manger l’hostie à moitié
  • partager l’hostie avec quelqu’un
  • garder dans la poche pour plus tard
  • rentrer à la maison avec l’hostie
  • donner l’hostie à quelqu’un d’autre, même à un malade (à moins d’avoir l’autorisation du prêtre). Allez voir votre prêtre après la messe afin qu’il arrange une visite avec le malade. Il pourra aussi lui être donné la confession au besoin.
  • jouer avec l’hostie, la couper en morceaux
  • parler alors qu’il reste de la matière dans la bouche
  • empêcher son voisin de se recueillir après la communion

Il est considéré que l’hostie reste environ 15 minutes dans notre estomac. Il est donc fortement conseillé de faire action de grâce durant ces minutes précieuses, juste après la réception de la communion et non commencer à discuter.

Tous ces points sont bons à dire et pas du tout extravagants, s’il on s’en tient aux histoires d’horreur que racontent les prêtres. Il n’est pas rare, en effet, qu’un prêtre interrompe la distribution pour courir après un fidèle qui ne respecte pas l’hostie. Nous avons aussi vu aux États-Unis un prêtre qui en est arrivé à mordre une membre de sa congrégation qui voulait absolument un « cookie » alors qu’elle est connue pour ses péchés publics.

Oui, les prêtres doivent protéger Notre Seigneur à tout prix! La communion est un point critique de la messe et les prêtres doivent être très vigilants. Il est bon de le rappeler car tous ne le sont pas, malheureusement. Il y a des prêtres qui font n’importe quoi. Nous devons prier pour nos prêtres, les bons et les moins bons. Il y a d’autres choses que l’on pourrait rajouter mais cette liste couvre le principal.

Pour aller plus loin:

Présentation Générale du MIssel Romain

Redemptionis Sacramentum

Petit catéchisme de la communion dans la main

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